Mon père, alchimiste du rève

C’était mImageon père : un grand poète, un grand journaliste, un grand séducteur, un découvreur de formes et d’idées nouvelles ; disciple d’Heidegger, ami de Max Ernst, de Giorgio de Chirico et de René Char, traducteur d’Ernst Jünger, (presque) scénariste d’Alain Resnais. Il a interviewé Soljenitsine, Sakharov, Lorenz, Aragon. Il était apatride et citoyen du monde, fils d’une juive viennoise (surement) et d’un noble polonais (c’est ce qu’il aimait raconter), écolo avant même que le terme n’existe, généreux et égoïste, lumineux et raté. Un très mauvais père aussi, mais il m’a quand même apporté beaucoup. C’est avec lui que j’ai écrit mon premier article, dans Le Nouvel Observateur, sur les français disparus en Argentine pendant la dictature des années 1970. Je ne suis même pas allé à son enterrement – je lui en voulais tellement ! – mais dix ans après sa mort, je pense souvent à lui. Je viens de retrouver de vieilles lettres de ma mère, et ce soir, les souvenirs reviennent en rafale. Ce texte tente d’expliquer les raisons pour lesquelles, à la fois, je l’aime et lui en veux tant.

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