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Entre autoritarisme et chaos

Culte de l’argent ou culte de l’Etat-Moloch ?

J’entends souvent dire que pour sauver la planète (et plus particulièrement notre pays) il faut renoncer au « culte de l’argent » (traduisez : augmenter les impôts pour spolier les gens qui ont le malheur d’être un peu aisés afin de financer de nouvelles gabegies de dépenses publiques).

Et bien sûr, ceux qui s’élèvent contre cette logique de prédation, déguisée aux jolies couleurs de la solidarité redistributive, sont caricaturalement désignés comme des « ultra-libéraux » égoïstes et aveugles aux malheurs de l’humanité.

Eh, bien, je crois qu’en France, on ne vit pas du tout « sous le culte de l’argent », mais au contraire, et depuis trop longtemps, sous le culte de ce que j’appelle « l’Etat-Moloch » qui passe son temps à inventer de nouvelles manières de spolier les gens par la pression fiscale, de les opprimer par la contrainte réglementaire, et de les ruiner par la gabegie et la dette publiques. Et tout ça au nom d’une étrange idéologie pré-totalitaire ou seul l’Etat (et autres collectivités locales) serait capable d’assumer les fonctions de solidarité et de bien-être collectif !!!

Le résultat c’est juste que nous sommes devenus les champions du monde en matière de prélèvements obligatoires (presque la moitié de la production nationale étant en France prélevée par l’impôt).

Et, bien sûr, c’est in fine cet écrasement par l’impôt et la bureaucratie réglementaire qui crée la misère en décourageant l’initiative, le travail et l’embauche, et accessoirement affaiblit les solidarités sociales spontanées en transformant l’aide au prochain en une sorte de monopole public !!

Mais le fond de cette idéologie étatiste est doublement faux :

– D’une part parce que si on arrêtait de spolier fiscalement les gens, ils seraient parfaitement capables de faire par eux-mêmes preuve de solidarité et de générosité (comme les montrent mille exemples de mécénat, dons, etc.)

– D’autre part, parce qu’une grande partie de l’argent public est en fait mal dépensé, beaucoup plus mal en tout cas que s’il l’était par des particuliers, et ne contribue finalement en rien à résoudre les problèmes collectifs (une sorte d’escroquerie à grande échelle à la solidarité et à la redistribution, en fait !!!)

Donc, à mon humble avis, la solution c’est de mettre à bas L’Etat-Moloch en réduisant massivement ses domaines d’intervention : par exemple en disant qu’il n’a pas à s’occuper de « culture », de « rapports hommes-femmes », de « solidarité », de « coopération », de « recherche et d’enseignement supérieur », de « transition énergétique », bref de tous les mantras séduisants qui justifient la spoliation des gens sans qu’on sache très bien si l’argent qu’on leur a volé n’est pas tout simplement gaspillé en pure perte.

La conséquence sera bien sûr qu’en se désengageant ainsi, on pourra réduire enfin de manière massive nos impôts (et demander qu’on ne soit plus les champions du monde de la pression fiscale, ce n’est pas de l’ultra-libéralisme, c’est juste du bon sens !!!)

Notez une dernière chose amusante : les différents domaines de dépense publique que j’ai mentionnés sont autant de chasses gardées de gens de gauche (universitaires, cultureux, chercheurs, gestionnaires des politiques sociales et d’aide au développement, etc.) qui, grosso modo, militent pour encore plus de dépenses publiques et encore plus d’impôts sur les gens qui bossent. Bref, des « ayants-droit » sur une petite rente versée par l’Etat-Moloch. C’est donc leur intérêt PERSONNEL que d’une façon ou d’une autre, cette rente augmente !!! Et ils ont peaufiné pour cela de redoutables argumentaires très intimidants : d’après eux, si tu demandes juste que l’Etat arrête de te voler, t’es qu’un connard égoïste qui méprise les grandes causes collectives : solidarité, éducation, environnement, égalité, développement, etc.

Mais non, je suis pas du tout un connard égoïste, je dénonce l’incroyable prétention de l’Etat-Moloch à s’approprier le monopole de toutes ces causes (tout particulièrement celles de la solidarité et de la culture, qui peuvent très facilement passer par des initiatives individuelles plus que par des politiques publiques). Et je réclame qu’on arrête de me voler mon argent au nom des grandes causes progressistes pour que je puisse : 1) donner plus de travail aux gens qui me rendent des services utiles ; 2) aider plus les gens en difficulté autour de moi en leur donnant directement de l’argent si j’en ai envie et/ou que je le juge utile au vu de la situation.

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