Brésil : les liaisons dangereuses des écoles de Samba

ImageNée à la fin du XIXème siècle dans les quartiers populaires noirs de Rio de Janeiro – les morros – la Samba a ensuite été massivement adoptée au Brésil, toutes classes sociales confondues, au point d’y devenir le symbole même de l’identité nationale. Elle s’est enfin diffusée dans le monde entier comme un produit de loisirs et d’appel touristique (photo ci-contre : Carnaval de Rio).
Symbole d’une intégration raciale prônée par l’idéologie moderniste du dictateur Getulio Vargas, la Samba a bénéficié au cours des 1930 et 1940 du soutien des autorités politiques brésiliennes. Le rôle des réseaux mafieux dans sa diffusion a par contre été moins marqué que ne ce fut par exemple le cas pour le Jazz aux Etats-Unis dans les années 1920 et 1930.
ImageLa Samba reste aujourd’hui une prolifique matrice créative donnant naissance, dans les quartiers déshérités des favelas, à des formes d’expression constamment renouvelées (Baile Funk, Funk Proibidão…). Ses liens avec les milieux populaires restent de ce fait étroits. Quant aux narcotrafiquants brésiliens, leur soutien intéressé aux écoles de Samba et  « Baile Funk » leur permet de cultiver leur popularité dans les quartiers déshérités de Rio de Janeiro (photo ci-contre : Tuchinha, trafiquant de drogue et auteur de sambas à succès).
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