Ô toi ma charmante (You Were Never Lovelier)

ImageComédie musicale de Williams A. Seiter, Musique de Jerome Kern, avec Fred Astaire, Rita Hayworth, Adolphe Mejou, Etats-Unis, 97 minutes.

Buenos Aires, années 1940. Une riche héritière, Maria (Rita Hayworth) tombe amoureuse d’un danseur professionnel, Robert Davis (Fred Astaire). Son père, richissime directeur d’hôtel, essaye par tous les moyens d’éloigner ce parti à ses yeux indigne de sa fille.

ImageCette charmante comédie musicale est illuminée par la beauté rayonnante de Rita Hayworth (qui n’interpréta qu’un seul autre  film, You’ll never get rich, avec Fred Astaire). Elle bénéficie également du concours d’une pléiade d’excellents seconds rôles comiques comme Adolphe Mejou dans le rôle du père de Maria, Eduardo. L’intrigue, embrouillée à souhait, est agréablement rythmée par des multiples rebondissements et quiproquos dignes d’une excellente comédie de boulevard. A noter l’étrange attitude du père de Maria, qui pour inciter sa fille au mariage, lui écrit lui-même des lettres d’amour anonymes et enflammées, avant de tenter par tous les moyens d’évincer le prétendant le mieux placé !!!

ImageDu point de vue musical, on écoute avec plaisir le grand orchestre de Xavier Cugat, précurseur de la fusion entre musique des caraïbes et Jazz, même si son style folkloriste (boléros mexicains interprétés en habits de mariachis) nous paraît aujourd’hui quelque peu dépassé. Fred Astaire et Rita Hayworth nous offrent trois beaux duos chantés et dansés, romantiques (You were never Lovelier, I Am Old Fashioned) ou joyeux (The Shorty Georges), où la voix claire et chaude de Nan Wynn doublant Rita Hayworth séduit sans réserve. Fred Astaire interprète également un tonique solo de claquettes (Audition dance) et la chanson d’amour Dearly Beloved,  accompagné par l’orchestre de Xavier Cugat.

ImageUne petite réserve cependant : malgré le fait que l’intrigue se passe à Buenos Aires et la présence du grand orchestre de Xavier Cugat  (musicien cubain émigré aux Etats-Unis et fondateur du Latin Jazz), You Were Never Lovelier réussit l’étrange performance de ne pas nous faire entendre une seule note de Tango ou de véritable musique cubaine.

Pour en savoir davantage sur le film, consulter la fiche Wikipedia. Pour visionner la bande-annonce, cliquez sur : Trailer.

Fabrice Hatem

Post navigation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *