l’investissement international en Europe : une analyse sur la période 2002-2006

Editeur : Les notes bleues de Berçy, n°324, 19 mars 2007

Auteur : Fabrice Hatem

notesbleues2004 Les grandes tendances des investissements internationaux en Europe : une analyse à partir des bases de données AFII pour la période 2002-2006

Pour consulter l’article en format de travail en français, cliquer sur le lien suivant : artfr

Pour consulter un powerpoint de présentation en français, cliquez sur le lien suivant : presfr

Pour consulter un powerpoint de présentation en anglais, cliquez sur le lien suivant : presang

Pour consulter le rapport complet en anglais, cliquez sur le lien suivant : rapport

Pour consulter l’article des Notes bleues, cliquez sur le lien suivant : notesbleues

Résumé

L’année 2006 a été marquée par une nouvelle progression des flux d’investissements internationaux, qui ont atteint 1 230 milliards de dollars, soit un chiffre presque équivalent au sommet atteint en 2000. La chute des années 2001-2002 est donc derrière nous.

Malgré la concurrence croissante des pays émergents et en transition, cette progression a largement profité aux pays développés et notamment à l’Europe de l’ouest. Le montant record des fusions-acquisitions internationales, dont la plus grande partie concerne le rachat de firmes originaires des pays industrialisés, mais aussi le dynamisme des flux de projets « greenfields » créateurs d’emplois vers ces pays, expliquent cette évolution favorable.

Au sein de l’Europe, l’analyse des données recueillies par les observatoires de l’AFII sur la période 2002-2006 fait apparaître les conclusions suivantes :

1. Le marché de l’investissement internationalement mobile en Europe a représenté en moyenne 2800 projets et au minimum 180 000 emplois créés par an[1] au cours des cinq dernières années. Il a connu une forte progression en termes de nombre de projets depuis 2002, et une reprise en termes d’emplois créés depuis 2005, qui s’est poursuivie en 2006.

2. La principale région d’origine des projets, toujours en termes d’emplois créés, est, de loin, l’Europe de l’ouest, suivie par l’Amérique du nord. La contribution des investisseurs asiatiques est plus limitée, mais en croissance tendancielle, surtout depuis 2005. On observe une certaine diversité des profils d’investissement selon les pays d’origine, les délocalisations massives vers l’est dans le manufacturier allemand contrastant par exemple avec le maintien d’importants investissements de services et de haute technologie américains en Europe de l’ouest.

3. L’investissement est dominé, en termes d’emplois créés, par les projets de production (68,0 % du total). Par contre, la part des fonctions d’appui tertiaire est beaucoup plus élevée en termes de projets (64,5 %). L’écart entre ces deux chiffres s’explique par une taille unitaire beaucoup plus élevée des projets de production.

4. La majeure partie des emplois créés (78,3 %) l’ont été dans l’industrie manufacturière, les secteurs de l’automobile et de l’équipement électronique représentant à eux seuls 37,3 % du total. Les années récentes ont cependant été marquées par une progression des secteurs de services et des logiciels.

5. Les pays d’Europe de l’ouest ont capté entre 2002 et 2006 près des trois-quarts des projets des firmes multinationales en Europe Ils conservent en effet de bonnes positions sur les activités de services à forte valeur ajoutée et les industries de l’innovation, ainsi que sur les activités dont la localisation est liée à la proximité au marché.

6. Les pays d’Europe de l’est ont bénéficié d’un afflux de projets de production manufacturière, notamment dans le secteur automobile et les autres industries de main d’œuvre. Ce phénomène doit cependant être relativisé en tenant compte du fait que le contenu moyen en qualifications et en valeur ajoutée des emplois créés par ces projets est sensiblement inférieur à celui des emplois créés en Europe de l’ouest (ouvrier d’usine vs ingénieurs, chercheurs et cadres).

[1] Sur la base d’une comptabilisation partielle des emplois créés par projet. Les sondages et évaluations réalisés conduisent à estimer le taux de couverture des observatoires en termes d’emplois à environ 50 %.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *