TangÔdébit, La Salida n° 47 : Homero Manzi

ImageEditeur : La Salida, n°47, 2006

Auteur : Felipe

TangÔdébit, la rubrique du tango argentin sur le net.

Cette internetographie s’appuie sur un hommage unanime tissé sur la toile. Homero Manzi est le poète romantique et profond, celui qui le premier a transformé les paroles de tango en poème, le premier fait des tangos des cartes postales de Buenos-Aires, mais aussi l’insatiable Homero Manzi qui s’essaie au journalisme, le cinéaste, critique de théâtre. Il nous a mené à des sites que nous n’avions jamais visités dans TangÔdébit, à la frontière entre psychologie, tango-thérapie, et tango-rencontre.

Quelques pages web en français sur Homero Manzi

A l’adresse http://www.tangolibre.qc.ca, rendez vous à la rubrique dédié à l’écrivain :  »Manzi est considéré par les historiens du tango comme le premier à avoir transformé les paroles des tangos en poèmes. L’univers poétique de Manzi est celui du paradis perdu de l’enfance, une ville du passé où l’on s’imagine que les jours étaient meilleurs. Manzi est le poète qui a le mieux chanté les charmes de Buenos Aires. Pour Homero Manzi, écrire un tango, c’est donner forme à une idée à un souvenir. Par une suite d’images, il élabore un décor, trace le profil de quelques personnages et nous transmet l’émotion et la nostalgie du temps qui passe, du bonheur qui est déjà chose du passé.  » Une écriture qui nous encourage à parcourir la page en entier. Adresse complète : http://www.tangolibre.qc.ca/francais/letango/chronique/manzi.htm.

Pour Musicargentina, il est le poète romantique et profond du Tango, celui qui nous laisse de grandes fresques des quartiers de Buenos Aires et de ses personnalités. Auteur, entre autres, du tango « Sur » dont la musique fut composée par Anibal Troilo. Une présentation courte qui tranche avec la grandeur du personnage ! A voir sur http://www.musicargentina.com/fr/auteurs/homero-manzi.html

Le numéro de Juin 2005 de la publication éditée par Tangueando Ibos, Le Grand Huit, aborde la vie et l’œuvre de Homero Manzi dans un article intitulé  »Une figure du tango ». Extrait :  »Grâce à Homero Manzi la poésie s’est installé dans le tango, une poésie populaire moderne et intimiste. Il faut aussi lui reconnaître le mérite d’avoir remis la milonga au goût du jour, à une époque où elle était considérée comme un rythme campagnard sans intérêt. » Article téléchargeable au format pdf » sur http://michel.duhamel.9online.fr/grand8/LGH_11_juin_202005.pdf (provisoirement indisponible).

Quelques pages web en espagnol sur Homero Manzi

El Portal del Tango lui rend hommage sous la plume de Ricardo Espinosa, dans un article intitulé  »Historia de un poeta cuya obra permanecerá para siempre en la esencia del Tango ». Bien documenté et illustré, les afficionados de l’espagnol se rendront à l’adresse http://www.elportaldeltango.com/especial/manzi.htm.

photo sur http://www.elportaldeltango.com/especial/manzi.htm.

Nous nous sommes rendu sur les pages de la Esquina de Homero Manzi, lieu historique et traditionnel de Buenos Aires situé à San Juan y Boedo. Son bar construit en 1927 est devenu un symbole de la culture urbaine des années quarante. Les musiciens qui firent du tango l’expression artistique la plus représentative de la ville, s’y sont tous rencontrés. Le rédactionnel sur Homero Manzi accompagne la publicité qui vante le lieu, bar et restaurant. Pour s’y rendre et profiter d’un repas devant un spectacle de tango, se connecter à l’adresse http://www.esquinahomeromanzi.com.ar/index_espaniol.htm

Homero Manzi, homme de cinéma et de théâtre

Son activité cinématographique et théâtrale est retracée par Buenos Aires Tango à l’adresse http://www.buenosairestango.com/docum/manzi/manzcine.html. On y trouve une bibliographie intitulée  »Homero Manzi, Películas, teatro y comedias musicales / Films and theater ». De 1937 à 1940, il réalise 3 films avec Hugo MAC DOUGALL, puis de 1940 à 1947, 11 films avec Ulises PETIT DE MURAT, avec lequel fit également la pièce « La novia de arena », au Theatre Odeón de Buenos Aires le 7 mars 1945. A noter un seul film avec Luis SASLAVSKY en 1942, avant de réaliser seul pendant la période 1943 – 1950 (5 films). Le site donne également quelques indications sur son activité dans les comédies musicale et en tant que directeur cinématographique.

Le scénario et la réalisation du grand mélodrame POBRE MI MADRE QUERIDA (Ma pauvre mère chérie) sont l’œuvre de Homero Manzi. Retrouvez le résumé du film à l’adresse http://www.3continents.com/3continents/fiche_films.jsp?filmid=701.  »Une vieille mendiante s’arrête devant un hangar de la Boca. Cette vision la plonge dans ses souvenirs : vers 1890, c’est ici qu’elle travaillait avec son fils unique. Mais, séduit par une prostituée, le jeune homme quitte femme et travail pour s’abandonner à une vie dissolue. De retour après un long voyage, il découvre que la femme qu’il aime s’est mariée avec son meilleur ami. Sa mère l’empêche de trahir son ami. Il tente alors de repartir, mais le mari jaloux (dont la soeur vient de se suicider) le tue… Brisée de douleur par ces souvenirs, la vieille femme s’éloigne, suivie de ses chiens. » Musique Alejandro Guitterez del Barrio. Interprètes Hugo del Carril, Emma Gramatica, Aida Luz, Graciela Lecube, Horacio Priani, Maria Esther Buschioazzo, Leticia Scurry. 1947 – 35 mm – N&B – 92 mn

Tango psychanalyse et thérapie

Le nom de Homero Manzi apparaît dans des articles diffusés sur ŒDIPE, le portail de la psychanalyse francophone. Ceci n’a rien de surprenant compte tenu du caractère social et curatif du tango argentin. Plutôt qu’un résumé non représentatif de l’atmosphère de ces pages, nous avons choisit de citer le premier et le dernier paragraphe de l’article intitulé  »Duplicité du tango : notes d’un amateur tardif’ » et signé par Teodoro Pablo Lecman. Se rendre en bas de la page http://www.oedipe.org/fr/spectacle/tango.

 »Si l’on se trompait dans l’étymologie, on pourrait dire que tango vient de toucher (lat : tango,-is,-ere, tetigi, tactum), mais malheureusement c’est faux. Le dictionnaire de l’espagnol de Maria Moliner dit : mot très probablement onomatopéique, désigne une danse provenant de l’Óle de Fer. C’est à dire Les Canaries, près de l’Afrique. [……. ]

Par Voilà : texte et musique. La danse, c’est pour les vertueux et les étrangers. Ying et yang, peut-être, mais c’était le ying et yang de mes parents, le ying et yang perdu. C’est très beau à voir, même dansé par de jeunes gens prodigieusement adroits : à eux la gloire des artistes… Moi je me retire « silbando bajito » : en sifflant à mi-voix « Versos para esperar mi muerte » de Homero Manzi, pendant que je lutte face à la tragédie contemporaine sans trêve et sans remords, en chevalier inexistant, et en analyste sans Freud.  »

Vous voulez rencontrer des gens qui aiment Homero Manzi, parlez de Homero Manzi, alors faites partager vos passions sur http://www.pointscommuns.com/realisateur-homero-manzi-1544483.html. Et oui, la culture tanguesque reste un vecteur de rencontre amoureuse !

Tangamente

Felipe

www.felipe@letempsdutango.com

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