Entre totalitarisme et chaos

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Bonjour, je viens de terminer la deuxième version du synopsis de mon future livre, que l’appelais jusqu’ici « La dictature insidieuse ». Par rapport à la première version, il se caractérise 1) par une analyse plus fouillée, grâce à mes lectures estivales, des concepts utilisés, notamment celui de « totalitarisme » ; 2) par la mise en avant systématique d’un paradoxe, à savoir que l’Etat perd de plus en plus son autorité à mesure qu’il devient plus autoritaire (à moins que cela ne soit l’inverse). C’est pour cette raison que j’ai changé le titre du livre, qui est devenu : « Entre totalitarisme et chaos – De la dictature insidieuse à l’impuissance de l’Etat ».

Pour résumer simplement ma thèse en trois mots, je dirai que l’Etat est devenu aujourd’hui trop puissant et trop interventionniste, et de ce fait même profondément impotent et inefficace ; qu’il est tenté de devenir de plus en plus répressif vis-à-vis du citoyen ordinaire sans pour autant parvenir à enrayer l’ensauvagement de la société et la montée de la violence ; et qu’enfin il est pénétré sous l’influence de lobbies minoritaires d’une dangereuse d’illusion prométhéenne selon laquelle il aurait pour mission de guider une société rétrograde et rétive sur les chemins du progrès multiculturaliste – une illusion  qui risque de conduire in fine à la fragmentation sociale, à la lutte de tous contre tous et au chaos.

Dans le dernier chapitre de l’ouvrage, j’examine la manière dont la population met en place des comportements spontanés de résistance à cette dictature insidieuse : en s’enfuyant, physiquement ou psychologiquement, hors de son atteinte, par l’émigration à l’étranger ou la mise en oeuvre dans sa vie quotidienne de comportements d’évitement ; en refusant de respecter des lois qui lui paraissent injustes, à travers l’adoption de comportements et d’attitudes de nature délinquante afin de pouvoir continuer à se livrer aux actes les plus banals – mais désormais proscrits – de la vie quotidienne ; en se repliant sur des communautés protectrices régies par des règles différentes de celles, délégitimées, de la République ; enfin, pour certains, en s’engageant dans la voie de la rébellion ouverte, violente ou non.

Et finalement, cette tentation totalitaire de l’Etat français ne risque-elle pas ainsi de déboucher, à travers une dé-légitimation de l’ordre républicain, au mieux sur la démoralisation généralisée de la population, au pire sur la fragmentation sociale, la révolte, la lutte de tous contre tous, la violence et le chaos ?

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