Cinéma en plein air à Genève

Vendredi 13 juilllet 2012

ImageDécidément, les genevois ne manquent aucune occasion de rendre leur vie agréable !! Je vous ai déjà parlé des nombreuses soirées dansantes organisées l’été dans les parcs de la ville, notamment au bord du lac. Mais il se passe bien d’autres choses dans ces lieux : des festivals ; des concerts et… des projections de films sur écran géant en plein air. C’est l’opération Ciné Transat.

Tous les étés, de la mi-août à la mi-juillet, et  du jeudi au dimanche, une foule jeune et animée se rend, un peu avant la tombée de la nuit, au parc Mon Repos. Là, elle s’installe au bord du lac, sur une grande pelouse située en contrebas du musée des sciences et des techniques – le lieu où l’on danse le tango le lundi et la salsa et  mercredi.

ImageOn étend une couverture. On déballe quelques provisions pour le pique-nique. Les plus épris de confort vont louer un transat (d’où le nom du festival).

Quant aux assoiffés, ils vont prendre une bière dans la petite tente-guinguette rouge installée en contrebas, tout au bord de l’eau.

Et tout le monde attend la nuit dans une atmosphère bonne enfant, devant une sorte d’épais monobloc rectangulaire ressemblant davantage à un gigantesque coussin qu’à un écran de cinéma.

ImageLorsque tombe la nuit, la soirée débute… par un karaoké géant : hier, c’était Eh Jude ! Les paroles sont projetées sur l’écran-coussin pendant qu’on passe la musique. Et la foule chante gaiement la chanson à l’unisson, en agitant des lampes de poches ou des briquets.

Il y a ensuite quelques discours de bienvenue, l’annonce du programme de l’été -hier soir, c’était la première de la saison -, et la projection d’un ou deux courts-métrage : ceux de cette année seront librement inspirés par l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, tricentenaire de sa naissance oblige. Puis, le film commence.

ImageEnfin, pas encore tout de suite. En tout cas, pas hier au soir. Comme la dernière séance du festival de l’an dernier avait été prématurément interrompue par la pluie – l’opération est évidement fortement dépendante des conditions météorologiques – les organisateurs nous avaient réservé une petite  surprise : la projection, avec une petite année du retard, des quinze dernières minutes du film Dirty Dancing, accompagné devant l’écran par de vrais danseurs qui s’efforçaient de mimer les mouvements des acteurs à l’écran. C’était plus ou moins réussi, mais inattendu et sympathique, et donc très applaudi.

ImagePlace maintenant au film proprement dit. Hier, c’est Flashdance de Adrian Lyne (1983) qui était au programme. Malgré la qualité des chorégraphies – un mélange assez réussi de danse Jazz, de lapdance et de chorégraphies de style cabaret, j’ai été un peu déçu par la mièvrerie de l’histoire : une sorte de conte de fée entre une petite bergère-employée passionnée de danse et son prince charmant-patron,  transposée dans l’atmosphère du Pittsburg (encore) industriel des années 1980. Le happy end est pratiquement connu une demi-heure avant la fin du film ; les personnages secondaires et les rebondissements sont tous plus convenus les uns que les autres. Mais peu importe : il faisait bon, les gens autour de moi étaient souriant, et j’étais agréablement étendu dans l’herbe du parc Mon Repos, au bord du lac Léman, un soir d’été. Et en sortant, j’ai retrouvé par hasard, quelques-uns de mes meilleurs amis du tango genevois…

ImageLe festival Ciné Transat durera jusqu’au 19 août. Les samedis surtout sont prometteurs : c’est le jour des soirées à thème, où le public est prié de venir costumé.

J’espère bien y être quelquefois présent, comme par exemple à la projection de Drag Queen le 21 juillet prochain, de  Blade Runner le 4 Août, ou de Jurassic Park le 18 Août.

Dites, vous ne savez pas où l’on peut se procurer un déguisement de Tyrannosaurus Rex ?

Fabrice Hatem

Pour tous renseignements : http://www.cinetransat.ch/2012/

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