Une émouvante visite à Nice

photolivretant Présentation du roman Nice, amère saison

Genève, le 29 janvier 2011. Je reviens d’un voyage-éclair à Nice, ville dont est originaire ma famille maternelle. Le but de ce déplacement ? Assister à la présentation d’un roman co-écrit par ma tante, Huguette Hatem, et par l’une de ses amies, Laurence James, ancien professeur à l’université de Nice. Un roman à deux voix, qui fait revivre les années terribles de la guerre et de l’occupation sur la Côte d’azur.

Une amitié enfantine sous l’occupation

Les deux voix du roman, ce sont celles de deux petites filles – qui deviennent d’ailleurs au fil de l’histoire des pré-adolescentes. L’une, Lia, est la cadette d’une famille juive parisienne, réfugiée à Nice – la ville d’origine de ses parents – pour fuir l’invasion allemande. L’autre, Christiane, vient d’une famille de paysans pauvres de l’arrière-pays varois, et poursuit ses études au lycée de jeunes filles de Nice tout en travaillant dans une boulangerie pour gagner un peu d’argent. Ces deux enfants se sentent toutes deux marginalisées au milieu de leur condisciples : Lia parce qu’elle est une réfugiée, presque une étrangère, stigmatisée du fait de ses origines religieuses ; Christiane, parce qu’elle n’est qu’une petite paysanne pauvre et sans culture, qui ne sait ni danser, ni jouer de musique, et traitée de ce fait de manière un peu dédaigneuse par ses camarades issues de milieux moins modestes. Ce sentiment commun d’exclusion va constituer le terreau d’une amitié où chacune apporte à l’autre un peu de ce qui lui manque : Christiane admire Lia pour sa culture – quoiqu’elle-même issue d’un milieu modeste, celle-ci joue du piano, connaît la littérature, est toujours la première de sa classe en français – ; et Lia trouve en Christiane une amie fidèle, dévouée, toujours prête à la défendre et à la secourir. A partir de cette trame, l’intrigue – qui n’est que la chronique de l’histoire quotidienne, mais oh ! Combien haletante, de ces deux fillettes sous l’occupation – va se développer selon trois plans emboîtés.

Petite et grande histoires

Le plan d’ensemble est constitué par les événements historiques réels qui servent de cadre à la tragédie, tels qu’elle fut vécue à Nice : la défaite et l’exode ; le gouvernement de Pétain et les premières persécutions antisémites ; l’occupation italienne de la côte d’Azur ; les pénuries et l’oppression qui s’aggravent de jour en jour ; la collaboration et la résistance ; plus tard, l’armistice demandé par l’Italie suivi de l’occupation allemande ; les rafles de juifs par la gestapo ; enfin la libération par les américains et les maquisards. Ces événements sont décrits avec précision et exhaustivité, sur la base des souvenirs personnels des deux auteurs – qui passèrent à Nice les années de guerre – mais aussi d’un travail de recherche mené avec le soutien du Musée de la résistance de la Côte d’Azur. Ils constituent aussi la trame du livre, qui se déroule selon un plan calqué sur la chronologie des faits historiques.

Le plan intermédiaire décrit la manière dont la société niçoise – ou plus exactement la partie de celle-ci qui constitue l’environnement proche de nos deux héroïnes – vécut ces évènements. L’écriture « à deux voix » trouve ici tout son intérêt. En effet, nous voyons vivre simultanément deux – et même trois – milieux sociaux très distincts, qui vont subir de manière très différente les évènements de la guerre. Pour la famille de Lia, ce qui domine, bien sûr, c’est l’impact des persécutions religieuses, qui se font de plus en plus violentes au fil des pages, jusqu’à atteindre leur paroxysme au moment de l’occupation allemande, de septembre 1943 à août 1944. Quant à Christiane, elle évolue entre deux milieux : d’une part, sa famille, des paysans pauvres de l’arrière-pays varois, à la vie extrêmement dure, mais aussi un peu moins exposés que les citadins à certains des malheurs de la guerre – rationnement alimentaire et omniprésence de l’occupant notamment – ; et, d’autre part, la boulangerie niçoise où elle travaille pour gagner un peu d’argent, petit microcosme permettant d’observer la manière dont la population de la ville subit les événements et y réagit : les tickets de rationnement et le marché noir ; les difficultés croissantes des boulangers à joindre les deux bouts, alors que la fabrication des produits les plus rentables, comme les gâteaux, est progressivement interdite ; l’opposition politique, d’abord confuse et verbale, puis de plus en plus aigüe et tranchée, entre les partisans de Pétain et ceux de Gaulle ; enfin, le basculement progressif de l’opinion en faveur de la résistance.

Enfin, les deux fillettes passent une grande partie de leur temps au lycée : c’est l’occasion d’observer de près, vu par les yeux des deux écolières, le fonctionnement d’une institution scolaire de l’époque, et la manière dont celle-ci est affecté par les évènements : l’instauration d’une cérémonie quotidienne en l’honneur du maréchal Pétain ; l’exclusion progressive des professeurs francs-maçons et juifs ; les réflexes de résistance du corps enseignant, comme lorsque la surveillante générale vient un matin annoncer en classe qu’une élève nouvelle venue, Rachel, devra désormais être appelée Raphaëlle – un prénom un peu moins connoté.

Richesse des personnages secondaires. Cet univers est rendu vivant et crédible par une foule de personnages secondaires, dont chacun incarne sans lourdeur démonstrative un petit fragment de la destinée collective, avec ses peurs et des espoirs, ses tragédies et ses coups de chance, ses courages et ses lâchetés, son instinct de conservation et son altruisme, et ou les lignes de partage entre le Bien et le Mal empruntent des chemins parfois inattendus. Il y a Mme Klippfer, la réfugié juive tchèque malade, qui falsifie les cartes de ravitaillement pour survivre, apprend à Christiane à jouer aux échecs et disparaît un jour, arrêtée par la milice. Il y a Violette Pichon, une blonde décolorée et très maquillée, aux sources de revenus mal définis, mais qui fait tout pour aider Madame Klippfer jusqu’à son arrestation. Il y a Henri Rolland, le père de Christiane, un paysan pauvre qui peine chaque jour pour amener l’eau dans ses champs rocailleux ; sympathisant communiste au grand dam de son beau-père, il rejoint la résistance avec lui, tous deux unis par la haine l’oppression. Il y a Jean Formicade, l’ouvrier boulanger anti-communiste, un garçon plutôt gentil au début du livre, qui s’engage dans la milice puis dans la LVF pour combattre les russes sur le front de l’est. Il y a monsieur Tosela, l’artisan boulanger d’origine italienne qui déteste Mussolini, et auquel sa femme reproche d’hésiter à fabriquer et vendre clandestinement des gâteaux pour permettre à la boulangerie de survivre. Il y a Dante, ce sympathique bersaglière de l’armée italienne, neveu du précédent, et qui, le lendemain de l’invasion fasciste, vient saluer gentiment son oncle dans sa boulangerie – au grand effroi de celui-ci, qui craint de passer ainsi pour un « collabo » – Dante reviendra, un an plus tard, au moment de l’armistice italien, pour demander des vêtements civils afin de pouvoir déserter. Il y a l’abbé Delmas, prêtre très conservateur et très redouté du lycée de jeunes filles, qui accompagne ostensiblement, bras-dessus, bras-dessus, la « dirlo », mademoiselle Desaubin jusqu’à la porte de l’établissement, le jour où elle en est renvoyée pour franc-maçonnerie.

Du côté de la famille de Lia, il y a Betty, sa sœur, qui part en vacance l’été avec elle dans un camp des éclaireurs scouts israélites – eh oui, ces organismes ont subsisté plusieurs années après le commencement de la guerre, du moins dans la zone dite « libre ». Il y madame Bihal, la maman de Lia, qui assure au prix de mille acrobaties et sacrifices la subsistance quotidienne de la famille. Il a y monsieur Bihal, né en Turquie, qui fait ce qu’il peut pour gagner un peu d’argent alors qu’il ne put plus exercer son métier de représentant de commerce du fait des persécutions antisémites. Il y a Joseph Alsama, le père d’origine tunisienne de madame Bihal, qui se fâche quand il perd aux cartes et est dévoré d’une inquiétude mortelle – que les événements malheureusement justifieront – pour sa famille et ses enfants. Il y aussi Ploc, le grand chien de la famille, embauché pendant plusieurs semaines pour faire de la figuration aux studios cinématographiques de la Victorine : vous pouvez encore le voir aujourd’hui, aux côtés de Jules Berry et d’Arletty, dans la scène du grand banquet des Visiteurs du soir… Et tant d’autres encore, tous plus ou moins inspirés de personnes réelles et qui donnent ainsi une formidable tonalité d’authenticité au livre.

J’ai aussi retrouvé dans les personnages du roman, non seulement la famille vivante qui m’a donné le jour et m’a élevé, mais également des visages inspirés de ceux qui disparurent victimes des nazis, et dont le souvenir hantait les repas dominicaux de mon enfance : l’oncle Sauveur, résistant arrêté par les italiens, libéré par eux à Sisteron au moment l’Italie demanda l’armistice, et immédiatement arrêté de nouveau par les allemands – en compagnie de ses ex-gardes italiens – et conduit à Auchwitz pour y être gazé. L’oncle Ernest, sa femme Tildi – la sœur de ma grand-mère – et leur petite fille Janine de 9 ans, arrêtés par les allemands un soir d’alerte au bombardement et déportés à Auchwitz dont ils ne revinrent pas. Et 13 autres membres de na famille arrêtés et déporté sans retour dans la courte période de temps s’étalant entre septembre 1943 – déclaration d’armistice de l’Italie et occupation de la région niçoise par les allemands – et août 1944 – débarquement des alliés et libération de Nice par les américains.

Enfin, le plan rapproché nous montre la vie personnelle des deux héroïnes, et l’histoire de leur amitié. Pour Lia, les préoccupations d’ordre artistique et littéraire – arriver à jouer une sonate difficile, réussir une dissertation de français, répéter une scène de théâtre ou une chorégraphie – resteront longtemps dominantes, jusqu’à ce que la vilaine grande histoire la rattrape avec son cortège d’inquiétudes, puis de peurs, puis de terreur panique – comme lorsqu’elle attend toute une nuit, dans l’internat catholique où elle est cachée, la visite de la Gestapo annoncé par la mère supérieure. Pour Christiane, la vie continue en un cours moins chaotique, entre la boulangerie de Monsieur Tosela, où elle vend un pain de plus en noirâtre et trie les coupons de rationnement ; et la ferme de des parents, où elle aide sa mère et sa grand-mère dans les rudes tâches domestiques de la campagne, comme le lavage du linge au lavoir. A la libération, son père et son frère iront, en compagnie des partisans, faire le coup de feu contre les allemands en retraite du fort du Fourquet – et certains y laisseront d’ailleurs la vie.

Entre les deux fillettes se noue progressivement une belle amitié. Elles se promènent ensemble, vont au cinéma, se font des confidences. Christiane regarde, admirative, Lia jouer du piano. Parfois, elle chaparde des tickets de rationnement pour les donner à son amie, dont la famille souffre, plus que d’autres, des pénuries et de la faim. Elle essaye aussi un jour de la convertir au catholicisme… Peine perdue car Lia, en dépit au peut-être au cause des persécutions, est viscéralement attaché à ses origines. Mais c’est bien Christiane que Lia se tournera pour demander de l’aide, un jour de désarroi où, rentrant chez elle, elle trouve porte close, sa famille ayant disparu sans laisser d’adresse.

Terreur quotidienne et quotidien de la terreur

La lecture de ce roman a été pour moi doublement enrichissante.

Sur un plan strictement historique, le livre donne une vision saisissante de la vie quotidienne sous l’occupation ainsi que sur l’évolution au jour le jour de l’opinion publique dans ses différentes sensibilités. La diversité des points de vue et des lieux d’observation – un lycée de jeunes filles, une famille juive réfugié et persécutée, un village de l’arrière-pays niçois, permet de donner vision à la fois plurielle et très concrète des expériences et des sentiments populaires. En particulier, les fractures et les évolutions de l’opinion française concernant le régime de Pétain sont rendues avec beaucoup de richesse. Au départ plutôt neutres, voire favorables à un régime qui assure vouloir limiter les conséquences de la défaite pour la France, l’opinion se retourne peu à peu lorsqu’elle voir la politique de collaboration s’embourber dans une capitulation sans dignité et sans profits. Et la voix de de Gaulle à la radio anglaise devient alors pour le plus grand nombre la promesse de la liberté et de l’honneur retrouvés, tandis qu’une minorité d’extrémistes se range de plus en plus ouvertement sous la bannière du nazisme.

Concernant la psychologie des victimes, il est intéressant de noter que la montée de la persécution et de la terreur furent assez progressives pour les juifs de France, et surtout ceux de la région niçoise, auxquels l‘occupation italiennes procura une année supplémentaire de répit par rapport à ceux de la zone dite « Libre ». Ce furent d’abord quelques mesures vexatoires n‘affectant presque pas la vie quotidienne, et surtout sources de stigmatisation et d’inquiétudes pour l’avenir ; puis, toutes sortes d’interdictions laissant tout de même subsister la possibilité d’une forme de « normalité » dans la vie de tous les jours ; enfin, avec l’arrivée des allemands, la persécution ouverte, les arrestations et la déportation, dont cependant personne ne pensait alors qu’elle conduisait les victimes à la mort. La progressivité de cette montée vers l’horreur explique sans doute pourquoi les Juifs français n’ont pas réagi, plus violement et en plus grand nombre, contre l’oppression, comme le firent leur coreligionnaires du ghetto de Varsovie : ceux-ci, en effet, n’avaient plus de doute sur le sort que leurs réservaient les nazis, alors que les Juifs de France, accrochés à l’espoir d’un retour à la normale, préféraient logiquement espérer que l’orage se passe sans se douter du sort qui les attendait… et qu’il n’apprirent d’ailleurs finalement qu’après la Libération.

Entre fiction passée et réalité présente

Une troublante uchronie. J’ai été également très frappé par une scène du livre où Lia – en rentrant un matin chez elle en revenant de l’internat catholique ou elle était cachée, trouve porte close à son appartement familiale et toute sa famille disparue. La manière dont est décrite la scène, les vaines recherches dans le quartier, la montée de l’angoisse de la fillette, tout suggère une issue tragique – l’arrestation de toute la famille par la gestapo est sa déportation vers les camps de la mort. Fort heureusement, il n’en fut rien let Lia retrouve, à la fin du livre, sa famille saine et sauve. Il n’en reste pas moins que j’ai vécu, en lisant ces pages, une étrange et terrifiante uchronie : celle de ma non-existence. Si ce jour-là, il s’était agit de ma famille, et si mes grands parents et ma mère avaient été arrêtées – je ne serai en effet jamais venu au monde. Fort heureusement pour moi, il n’en fut rien. Mais combien autres d’êtres possibles, descendants non nés des six millions de déportés, se sont ainsi vus refuser la vie ? Des hommes qui pourraient aujourd’hui vivre, travaille, aimer, danser, écrire, voyager – comme j’ai la chance de le faire ?

Je fus pour eux promesse de renaissance. Il a été pour moi bien étrange, et bien sûr très émouvant, de voir découvrir dans ce livre, sous les traits de personnages de fiction, les membres de ma famille que je n’ai moi-même connus, bien vivants cette fois, que quelques dizaines d’années plus tard. Dans le roman ils sont un gibier pourchassé. Lorsque j’étais enfant, 20 ans plus tard, ils étaient alors redevenus de tranquilles petit-bourgeois… bien plus vieux aussi, surtout si l’on tient compte du regard impitoyable d’un enfant de 5 ou 10 ans, pour qui toute personne âgée de plus de 30 ans est un vieillard. Les personnages inspirés de ma mère et de ma tante sont dans le livre des enfants, puis des jeunes fille pleines de vie : je les ai connues comme des adultes submergées de travail. ceux inspirés de mes grands-parents, alors dans la force de l’âge, étaient confrontés à la terrible responsabilité de protéger leur famille de la persécution : j’ai vu en eux d’adorables et tranquilles vieilles personnes pleines d’une immense affection pour moi: Une affection que je comprends mieux maintenant, après la lecture de ce livre, puisque j’étais pour eux comme la preuve que leurs efforts de survie n’avaient pas été vains, la compensation du malheur d’avoir perdu un oncle, une sœur, une nièce, un enfant…

De l’imaginaire romancé à la réalité familiale. Cet ouvrage a fait l’objet d’une intéressante présentation le 26 janvier dernier au musée de la résistance azuréenne. Outre ses deux auteurs, le comédien Pierre Vial était présent et a lu des extraits de l’ouvrage. J’ai d’ailleurs filmé cette conférence et je vous en présente ici quelques extraits : l’intervention de Laurence James, celle de ma tante, ainsi que les deux lectures de Pierre Vial (vidéos 1 et 2).

Cet événement a également revêtu l’aspect d’une étrange et émouvante mise en abîme familiale, puisque, parmi les personnes âgées présentes dans l’auditoire, on pouvait reconnaître plusieurs personnes qui auraient pu servir de modéles aux personnages, alors jeunes, du roman, comme ma mère René, mon oncle Bernard Weil ou quelaues cousines âgées. Quelques autres membres plus jeunes de ma famille, qui n’avaient pas connu ces événements, étaient également présents. On ne savait plus très bien, à les regarder, où s’arrêtait la fiction et ou commençait la réalité. Le passé venait envahir le présent, et nos chers disparus nous parlaient à travers la plume de ma tante…

Du malheur passé au bonheur d’aujourd’hui. Et puis, il y a aussi les lieux. Des lieux qui dans le livre sont ceux du malheur, mais ou j’ai moi-même vécu une autre réalité, plus pacifique et heureuse : la promenade des anglais, alors interdite à la circulation et couverte de batteries anti-aériennes, où j’ai agréablement déambulé pendant mon séjour aux bras de ma mère et de ma tante, et où j’ai également donné rendez-vous à mon nouvel ami Leonel El Farandulero Major, animateur du site web FiestaCubana ; l’appartement de ma famille, rue du Parc Impérial, lieu de tant d’angoisses pendant l’occupation, et où mon arrière-grand-mère me préparait, lorsque j’étais enfant, les bons gâteaux à la semoule dont j’étais si friand ; l’avenue de la Victoire (aujourd’hui Jean Médecin), ou les nazis pendirent deux résistants qu’ils laissèrent exposés plusieurs jours à un réverbère, et près de laquelle je suis allé tranquillement danser la salsa pendant mon séjour à Nice.

Car le soir même de cette conférence consacrée à la mémoire de l’horreur nazie, je sortis danser pour me détendre et rencontrais… une charmante danseuse allemande, I., qui m’entraîna à la découverte de tous les lieux de Salsa de la ville. Très reconnaissant envers elle, je m’empressais de lui donner les coordonnées de ma grande amie Luanda Pau, danseuse afro-cubaine installée à Nice : elle est allée la voir, elles ont sympathisé et I. prend maintenant des cours avec Luanda. Une anecdote minuscule, bien sur, mais qui est aussi pour moi comme une petite victoire personnelle de la vie et de l’amitié sur la haine et la mort.

Fabrice Hatem

Nice, amère saison, le sourire et la terreur
Huguette Hatem et Laurence James
Edition de l’Amandier
www.editionsamandier.fr

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