Où sont passés les jouets de mon enfance ?

ImageLorsque j’étais enfant, j’allais acheter mes jouets dans de tous petits magasins, qui étaient pour moi comme de véritables cavernes d’Ali baba pleines de merveilles : des soldats de Napoléon délicatement peints à la main, de merveilleuses miniatures de trains électriques, des uniformes de cow-boys ou de chevaliers du moyen-âge… Tout cela était produit en France, dans de petites entreprises de province quasi-artisanales

Aujourd’hui, ces boutiques ont été remplacées par des grands magasins modernes et sans âme, ou s’alignent, le long d’interminables rayonnages, des milliers de boites en carton standardisés importées de Chine par cargo-containers contenant des produits industriels fabriqués en masse.

Bref, les jouets de mon enfance ont disparu, détruits par la mondialisation industrielle, par le politiquement correct anti- national dégenré et par une culture de loisirs de masse globalisée et sans racines. Et c’est une triple catastrophe.

Catastrophe économique et industrielle, car le savoir-faire artisanal français du jouet a été laminé, détruit par la concurrence impitoyable des grandes entreprises multinationales. Mes jolis soldats de plomb Starlux artistiquement peints par des ouvrières-artisanes périgourdines ont été remplacés des tonnes de figurines en plastiques badigeonnées à la chaîne par des ouvrières-esclaves chinoises : combien cela représente-il dans notre pays de vies brisées par le chômage, d’entreprises mises en faillite, de compétences artisanales perdues ?

Catastrophe de la transmission identitaire, car les objets destinés à peupler l’imaginaire des enfants ne reflètent plus nos traditions nationales, n’expriment plus notre fierté historique, mais transmettent l’univers mental mondialisé des personnages du cinéma, des séries télés ou des comics internationaux. Les enfants sont ainsi privés, dans leur imaginaire le plus profond, d’un enracinement dans une filiation nationale (celle-ci étant même parfois carrément honnie comme militariste ou colonialiste, donc exit les soldats de Napoléon des vitrines !!). Ils deviennent ainsi des êtres sans racines, exposés sans défenses psychologiques aux illusions du multiculturalisme et aux dangers de la mondialisation, et privés de la conscience d’appartenir à une communauté nationale.

Catastrophe dans la formation des identités de genre, car le jouet avait aussi pour fonction de forger chez les petits garçons et les petites filles leur image d’hommes et de femmes appelés à jouer un jour des rôles complémentaires au sein de la famille. Idée bien sur honnie par les féministes adeptes de la théorie du genre, qui exercent une pression constante pour empêcher le jouet de remplir cette fonction pourtant si nécessaire de formation des identités sexuelles (ce qui n’empêche d’ailleurs pas, fort heureusement, les petites filles de continuer à préférer spontanément les poupées roses et les petits garçons, les chevaliers armés d’une épée).

Voilà, je suis un peu triste et même très inquiet en pensant à ça, alors pour me consoler, je vous suggère d’aller faire une visite virtuelle vers ma collection de soldats de plomb napoléoniens.

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