Colonialisme raciste en Amérique : crimes et châtiments

Aujourd’hui, je vais vous raconter trois horribles histoires de colonialisme raciste génocidaire dans le Nouveau monde. Crimes, qui, fort heureusement, trouvèrent tous trois un juste châtiment.
La première histoire se passe il y a quelques siècles dans les grandes plaines du nord-ouest américain. A cette époque, vivait là des peuples indigènes relativement pacifiques pratiquant la chasse et la cueillette. Mais des envahisseurs guerriers venus de l’ouest, et dotés d’une technologie et d’une organisation militaire supérieure, massacrèrent et chassèrent ces primo-occupants pour s’installer à leur place.
Fort heureusement, cet affreux génocide colonial trouva quelques générations plus tard son juste châtiment, lorsque les Sioux, qui avaient massacré et chassé les Crows et les Pawnees pour s’installer à leur place, furent à leur tour vaincus par de nouveaux envahisseurs venus d’Europe.
La seconde histoire se déroule dans ce qui est aujourd’hui le Mexique. A cette époque, un empire sanguinaire et esclavagiste, dont la capitale était située sur les lieux de l’actuel Mexico, opprimait les peuples indigènes de la région, leur livrant des guerres incessantes pour razzier esclaves et prisonniers régulièrement mis à mort.
Cette oppression était si insupportable que lorsque le conquistadore Hernan Cortes débarqua en 1519, sur une côte proche de ce qui est aujourd’hui Véracruz, le peuple de Cempoala l’accueillit à bras ouvert et lui proposa immédiatement une alliance pour l’aider à se débarrasser du joug des Aztèques et de leurs horribles coutumes de sacrifices humains. Mission qu’il accomplit avec le succès que l’on sait, pour la plus satisfaction des Cempoalas, sans l’aide desquels il n’aurait jamais réussi à vaincre à lui seul les aztèques.
La troisième histoire se déroule en Amérique du Sud, dans une région centrée sur l’actuel Pérou. A cette époque, un grand empire s’était formé là, et était en train de s’étendre rapidement vers le sud en colonisant et asservissant par la force les tribus amérindiennes voisines. Mais cet empire était également en proie à une terrible et sanglante guerre civile due à la rivalité entre deux frères pour le pouvoir. C’est cette situation qui permit au conquistadore Francisco Pizarro de mettre fin à l’empire Inca en 1534 après avoir assassiné l’Inca Atahualpa, qui recherchait son alliance contre les partisans de son demi-frère Huascar qu’il avait lui-même fait assassiner, en 1532.
Tout cela ne justifie pas les crimes de Custer, de Cortes et de Pizzaro (le plus abominable de tous, me semble-t-il). Mais par contre, cela permet de jeter un doute salutaire sur l’histoire officielle « anti-colonialiste » d‘aujourd’hui selon laquelle la colonisation européenne du Nouveau monde se réduirait à une agression contre des primo-occupants pacifiques. Certes, il y a eu agression, puis génocide. Mais les victimes de cette agression n’avaient rien de pacifique et n’étaient pas non plus des primo-occupants. Sous des formes différentes, ils étaient en fait à peu près aussi impérialistes, sanguinaires et violents que leurs futurs bourreaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *