Pendant que je dansais

Ce matin, j’ai beaucoup de peine. Selon un récent rapport du WWF, 60 % des espèces de vertébrés sauvages auraient disparu au cours du dernier demi-siècle. Pour les autres catégories d’être vivants (poissons, insectes, etc.) la tendance est similaire.

Et penser que cet effondrement du vivant s’est produit, grosso modo, pendant le cours de ma propre existence suscite en moi un sentiment de vertige désespéré. Ainsi, pendant que j’accomplissais des actes qui me paraissaient agréables, utiles ou allant dans le sens d’un progrès (danser, aimer, travailler, chercher, écrire des livres…), la vie de la planète s’écroulait littéralement autour de moi. Et au, bout d’une vie d’efforts de de plaisirs qui me semblait avoir un sens, j’ouvre les yeux et je me retrouve face à un désert dévasté et menaçant que j’ai moi aussi contribué à créer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *